LE MOT DU PRÉSIDENT
Rencontre de vacances
Pendant les vacances, une vieille dame, bien au-delà des quatre-vingts ans, s’arrête bavarder quelques minutes, petit moment de pause au cours de ses quatre kilomètres quotidiens, histoire de ne pas s’engourdir.
Elle me connaît assez peu et ne sait rien de mon bénévolat d’accompagnement : « Vous ne trouvez pas dommage qu’on ne puisse pas nous aider à mourir ? » Interpellation directe pendant que je ramasse de magnifiques pommes, et qui me fait relever la tête. Réflexe du bénévole « Pourquoi dites-vous ça ? ». Et les expériences douloureuses s’enclenchent : la mort « interminable » de son mari, qu’elle ne veut pas s’infliger à elle-même et surtout qu’elle ne veut pas imposer à d’autres ; un copain de son âge qui a mis fin à ses jours en laissant un petit mot « ne me cherchez pas, je suis